1. Abbaye augustinienne de l’Isle en Médoc (commune d’Ordonnac, canton de Lesparre). L’établissement aurait existé dès 1079 (lettre de Grégoire VII adressée à une maison de chanoines augustins située en un lieu appelé l’Isle).Charte de 1130, Arnaud, archevêque de Bordeaux autorise la construction d’une abbaye. 1153, fin de la construction (charte de protection de l’archevêque de Bordeaux). Bulle de protection accordée à l’abbaye le 31.10.1179 par le pape Alexandre III.

2. Variétés Bordelaise, ou Essai Historique et Critique sur la Topographie ancienne et moderne du Diocèse de Bordeaux par M. l’ Abbé Baurein (1782). Tome second (page 45à 54) Articles  VII – VIII – IX.

3. L’habitant du Médoc est un « médoquin » puisqu’on l’appelle en gascon « medouquin ». On est médoquin (médoquine) comme on est limousin (limousine). La forme « médocain » (médocaine) est le résultat d’une assimilation à des adjectifs français courants comme « américain » ou « républicain » orthographe moderne qui offense la langue d’Oc.

4. Jean-Louis de Nogaret de la Valette, Duc et Pair d’Epernon (1554 – 1642), colonel-général de l’infanterie, grand amiral de France, gouverneur de plusieurs grandes provinces et places militaires, servit pendant 72 années, de l’âge de 16 ans à sa mort à 88 ans, six monarques : Charles IX, Catherine de Medicis, Henri III, Henri IV, Marie de Medicis et Louis XIII. Henri III, dont il fut le favori, l’appelait « son fils aîné », Henri IV « son ami », Marie de Medicis « son sauveur ». En ces temps de mise en valeur de la France sous l’impulsion royale et l’administration ordonnée de Sully, le Duc d’Epernon fit assécher en Médoc, sur les conseils d’ingénieurs hollandais, les terres marécageuses qu’il y possédait. Possessions reçues par transmission au décès de son épouse Marguerite de Foix-Candale (1593) ; Il reçoit le captalat de Buch (Bassin d’Arcachon) et la baronnie de Castelnau (Médoc). Le Duc d’Epernon, qui était Seigneur de Lesparre, acquit, au mois de Février 1633, la Seigneurie de Loirac ; Son dessein en faisant cette acquisition, était  de pourvoir à l’écoulement des eaux des marais qu’il était question de dessécher. Il eût été gêné dans l’exécution de son projet, s’il n’eût été propriétaire de la Seigneurie de Loirac ; Seigneurie dénommée « Les marais de la petite Flandre » et renommée après le drainage « Les Polders de Hollande ».

5. Comité de surveillance du district de Lesparre pendant la Terreur (1793 – 1795). Au moment de son installation, le premier comité ne pouvait utiliser que des prisons provisoires dans la ville de Lesparre ; mais comme elles n’étaient pas assez vastes, le comité demanda et obtint (le 10.10.1793) la cession de « la maison Nationale de Dignac » pour y incarcérer les femmes.